dimanche 16 décembre 2018

Bon temps des fêtes / seasons greetings

En cette période de réjouissances
Luc et moi portons un toast à vous tous qui nous aimez et nous faites confiance.

On a déjà hâte au printemps qui nous ramènera au Canada, 
Mais pour l’heure, 
Nous tenons à vous souhaiter un superbe temps des fêtes, 
Et une Bonne et heureuse année. 

Amicalement,


In this time of festivities,
Luc and I make a toast to all of you who love and trust us.

Looking forward for coming back in Canada,
But for the moment,
We wish you a great holiday season,
And a Happy New Year.

Friendly, 

Marie France & Luc 

jeudi 13 décembre 2018

Qui veut s'battre ?

Ce soir, dans mon studio à 10 $ US la noche, après 3 semaines à cuisiner, j'avais un p'tit creux. Un goût de viande, de protéines animales, bestiales. J'me disais que j'avais assez économisé pour me payer la traite. J'étais dû para carne qui marche à quat' pattes.
Como quieres tu res ?

Pas que j'avais fait la grève de la faim pendant veintiuno dias. Claro qué no! En fait, avec mon gros frigo-congel, el nuevo horno pequeno, la plaque chauffante à deux ronds, pis l'énorme vieux micro-ondes tout dérinché, je m'alimentais bien, selon le guide alimentaire... Bof! Disons mexicain.

Mon studio, avant l'arrivée du petit four neuf et du vieux micro-ondes tout dérinché.

Entonces, a las seis, j'ai glissé dans ma ceinture de taille un bill de quinientos, des plus petites coupures, tres diez, dos cincos y una pieza de dos pesos. Me v'la parti sur la quinzième calle, à la recherche d'une bouffe de rue pas chère, mais pourrative.

Dès mon arrivée le 20 novembre, j'avais spotté el Parque Portal Maya. Un petit coin tranquille, en retrait de la circulation automobile, servant des mets locaux cuisinés directamente aqui, afuera. Pour los gringos mais surtout los locales, du lever du soleil à son coucher, dans des kiosques de fortune, Tio Luis, Tia Maria, algunas otros hombres y mujeres popotent des plats typiquement mexicains. Je vous les nommerai pas tous, je vous en ai shooté une couple, en mi post anterior.

J'm'enlignais donc pour marcher los doscientos metros entre mon studio et le parc. Cuando de pronto, un vieillard (bon pas si vieux que ça, y avait peut-être 65) a attiré mon attention sobre el nuevo restaurante dé su chica. Un bébé de 3 jours... Le resto. Un joven, él. J'avais même pas fait cincuenta pasos que j'étais assis à consultar el menu tout neuf, plastifié comme si l'espérance de vie del Bistro PDC était garantie.

Non mais, j'ai tu l'air d'un gars confiant ?

Au diable la dépense, voy a probar dos antojitos : un empenadas de res molido a doce y una picadita a diez pesos. C'est rare que j'me sens lousse. Mais là, j'viens d'investir veintidos pesos pour deux entrées. Coût de l'opération financière : 1,15 $ US.


 D'un côté du menu, les entrées et breuvages.

De l'autre bord, les déjeuners et plats principaux.

Extrano, mais j'étais pas rassasié. Le peu de protéines ingérées me laissaient sur mon appétit. Mon ventre criait... HAMBRE !!!

C'était pire qu'avant de m'asseoir au resto de la chica du mas o menos viejo. Au lieu de dos antojitos, j'aurais dû cracher le cash et savourer una real comida. J'ai donc poursuivi ma marche al parque. À mon arrivée, cuatro quioscos s'étalaient devant moi. Trois vendaient des burritos, empenadas, tortillas y quesadillas. Le quatrième visaient ma dent sucrée avec ses postres. Autour d'un long beignet spiralé, du sucre, du sucre et... azucar. Mais, j'allais résister sans peine. J'étais toujours falta dé carne qui marche à quat' pattes.

Je m'assois sur la pequena silla de plastico rojo et commande una quesadilla al res.

Mi cocinero al extremo noreste del Parque Portal Maya 

La 2e moitié de mon quesadilla au boeuf.

Vue de l'intérieur. Ça quasiment l'air bon.

Carlos me regardait manger. Il détectait dans mes yeux et mes expressions faciales que quelque chose n'allait pas. J'avais la tête dans les nuages. Je consultais en pensées mi amigo Wikipedia. Je lui demandais la signification de « tirant ». Wiki me soufflait à l'oreille : « Portions de nerfs de couleur jaunâtre qui se trouvent dans la viande de boucherie ».

T'as ben raison mon Wik! Ouin! Yé narfé son res. Le boeuf mexicain me fait étrangement penser au costaricain. Au Costa, fallait se battre avec le boeuf, pour l'attendrir.

Vamos... Qui veut s'battre ?

Luc

Portland (Dorset)

As usual, English will follow


Un pas devant l’autre, avancer et ne rien décider à l’avance. Ne jamais douter. 
Ne céder à la crainte et à la peur que si RÉELLEMENT nécessaire. Oser, mais éviter les risques inutiles.
Et surtout, lever les yeux. Regarder, admirer, s’émerveiller de ce que l’audace permet de voir. 
Être heureuse. Juste être heureuse. 
Et remercier le ciel de pouvoir permettre de vivre ces moments de silence et de plénitude qui ne reviendront jamais. 

Voilà mon état d’âme en cette journée de long trek à Portland.
Voilà mon état d’âme pour l’entièreté de ce voyage.

One step in front of the other, move forward and decide nothing in advance. Never doubt. 
Only give in to fear and fear if REALLY necessary. Dare, but avoid unnecessary risks.
And above all, look up. Watch, admire, marvel at what daring allows to see.
Be happy. Just be happy.
And thank heaven for allowing to live those moments of silence and fullness that will never come back.

This is my state of mind on this day of long trek in Portland.
This is my state of mind for the entirety of this trip.




































































































Marie France dans la campagne de la presqu’île de Portland / almost lost in the country of Portland peninsula.

mardi 11 décembre 2018

Déjà 20 jours...

Arrivé le 20 novembre vers 15h à Playa Del Carmen, j'ai immédiatement sillonné les calles y avenidas (rues et avenues) pendant 2-3 heures, sous un merveilleux 35 Celcius sans nuages, à la recherche d'un éventuel logement à long terme.

Soleil de plomb à Playa Del Carmen.

Cinq heures plus tôt à l'aéroport Trudeau, un gentil agent d'Interjet m'avait fait une grande faveur, en me permettant de garder en cabine mes 2 sacs à dos de 30 litres, malgré leur poids total de 13,3 kg, soit 7,25 livres de plus que la norme permise. Il m'avait ainsi évité de payer mucho dineros en frais de bagages en soute. Muchas gracias Julio !

Malgré qu'Interjet soit une compagnie « Low cost »,
la qualité du service pré-vol et à bord est impeccable.

Moi qui voyage en backpacker depuis le Kili (2006), pourquoi 2 sacs à dos me demanderez-vous et surtout pourquoi si lourds ? Uh... Porque no ? Al menos, necessito dos kit de marcha atletica, un traje de bano y algunas productos cosméticos. Pero el peso viene principalmente de mi computadora portatil.

Avec son énorme chargeur 110 volts, mon ordi pèse déjà la moitié des 13,3 kg. Pas si portable que ça me direz-vous ? Ben, vous avez parfaitement raison ! Mais, nah, nah... Pour un séjour de 19 semaines au Mexique, vous me l'piquerez pas.

Mon ordi portable, une bête de 7 kg.

Après tout, pendant 4 mois et demie, que pourrais-je bien faire du matin au soir, à part m'écrapouter sur la superbe plage de sable blanc, me baigner aux 5 minutes dans la mer d'un aqua à faire rêver, me bourrer la face de tortillas, fajitas, enchiladas, quesadillas, carnitas, barbacoas, tortas, salsas, tacos, nachos, burritos, napalitos con jalapenos o otros pimientos ?

AAy-ay-ay-ay-ay-ay ! Me duele l'estomago.

Piments forts du Mexique.

Donc, para volver a nuestras ovejas, je me suis tapé une balade de 2-3 heures à pied, avec 13,3 kg sur le dos. Rien de mieux, pour ajouter un peu de jalapeno à ma quête de logis.

Mon plan de match était simple : louer une tanière pour 1 nuit à prix régulier, o mejor precio si es posible, pour vérifier si elle me conviendrait à long terme, en négociant toutefois pour une éventuelle location de 132 nuits... Et oui, je ne prévois revenir au Québec que le 1 avril.

Les premiers hostals, albuergues, casa de huespedes y casitas visités ne me plaisaient pas pour différentes raisons : trop bruyants (proximité de bars, discothèques o familias de tucanes chantant à quien mejor), trop sombres (pas de fenêtres... Non merci !) ou trop chers (mil pesos por noche ! Usted es enfermo ?)

J'ai finalement trouvé un petit studio avec réfrigérateur / congélateur de dimensions quasi standards et plaque chauffante à 2 ronds. Prix régulier pour ma 1e nuitée = 25 $ US. Prix négocié pour les 132 autres nuits = 10 $ US / nuit. Pas pire, hein ? Mon studio est situé sur l'avenida 15 norte à 200m de l'avenida Benito Juarez (l'artère principale menant al centro y a la playa). Pour me rendre à la plage, je marche à peine 250m. Plus que pas pire !

Intersection de l'avenida Benito Juarez et de l'avenida 15 norteN.B. Étant perpendiculaire à la mer (et parallèle aux calles), Benito Juarez devrait être qualifiée de rue (calle) et non d'avenue (avenida).
Mais, comme je le dis souvent : « Estamos en un païs ». Faque les normes...

Playa Del Carmen étant une ville de bord de mer hyper touristique, faut s'attendre à beaucoup d'animation. En effet, ça grouille tout l'temps. Évidemment, les fins de semaines sont plus bruyantes que la semaine. Les bars ferment à des heures impossibles et plusieurs dégagent une quantité impressionnante de décibels. La Quinta (la Fifth Avenue comme certains l'appellent) est à 150m de mon studio. C'est là que ça s'passe. Vendredi dernier, ou plutôt samedi matin, la Quinta vibrait plus que d'habitude. Fouille-moé pourquoi ? À 4h30, je me suis fait réveillé d'un coup sec, BANG !!! Un solo de guitare, comme si les speakers étaient drette sous mon lit. J'vous l'dit... Un fou, ce guitariste! Pour pas qui r'mette les pieds su'l stage, attachez-le kkun.

Les vendredi et samedi soirs, vive mes bouchons d'oreilles !

Eille! Ça fait déjà 20 jours que je suis confortablement installé dans mon p'tit studio. Le bonheur à chaque seconde... Sauf peut-être certains soirs de fin de semaine :-)

Je vous reviendrai d'ici Navidad. Hasta luego amigos !

Lucas