dimanche 23 septembre 2012

Le bruit de la pluie... – Mishima


Le bruit de la pluie est pareil aux voix de dizaines de milliers de moines lisant des sutras – Yukio Mishima
 
  on ADORE la place. . .
on est super tranquilles, que le chant des oiseaux, des cigales, et des autres espèces vivantes dans le boisé à coté, le coq et la vache de la voisine, le ronron de la chatte, le rare jappement des 3 chiens, et les 5 chevaux qui hennissent dans leur enclos lorsqu'ils passent à 40 pieds de la maison;
il y a bien le bourdonnement des colibris aussi, mais très peu d'insectes. Cool!
La route de gravier passe à près de 400 pieds, donc on entend très peu la (petite) circulation.
 
Rocio la voisine responsable de la ferme et sa famille nous sont très agréables. Rocio vend des œufs et de l'excellent fromage. Elle ne parle que l'espagnol, alors on a pas le choix de l'apprendre et de se débrouiller. Je dirais qu'on s'en sort pas trop mal;
on a des fruits (oranges à jus, mangoustans, ramboutans, caramboles, citrons, et quoi encore) et des légumes (melon, echalotes,  radis, poivrons, etc) juste sur le terrain près de la maison;
il fait frais la nuit, magnifique soleil l'avant-midi, il pleut les après-midi mais ça ne nous cause aucun problème, et tempéré les soirées. Les nuits sont confortables et aucun bruit si ce n'est le chant de la forêt;
le village est à 2 km à pied de la maison (une petite marche de santé) où se trouve l'arrêt de bus. Je l'ai fait il y a 2 jours. C'est sinueux et cahoteux, mais ça va très bien.
 
Bref, ce n'est que du bonheur pour le moment, que du bonheur à vivre égoistement sa petite vie sale ;-)
 
On vous en souhaite autant
 
MF XX
 
 
 
 

Je suis... – Joplan

 
Je suis tout ce que j’ai – Janis Joplan
 
Trop mignonne cette petite vieille, fallait que ma soeur me le scanne et me l’envoie.
 
C’est un Norman Rockwell qui a été publié le 4 juin 1938 dans le Saturday Evening Post.
 
Ça me ressemblera quand j'aurai plus de 80 ans. N'est-ce pas que ma soeur avait raison de me le partager. Sourire
 
Bonne journée à tous XX

lundi 17 septembre 2012

je ne veux. . . -Stendhal


Je ne veux désormais collectionner que les moments de bonheur - Stendhal
 
sans autre commentaire :-)
Récapitulatif et infos sur notre arrivée.

Vendredi matin, Aéroport Dorval-Houston-San Jose. Y avait du bonheur dans la voiture !
 
Presque 10h de vol en tout.
On nous accueille au Costa Rica en espagnol et en anglais.
Taxi pour se rendre à l'hôtel; Coucher à Mi Casa; Au matin, petit-déjeuner minable; puis re-taxi vers la station d'autobus Musoc. 3 1/2h de route vers San Isidro del General.
Diego et Nelson (gentils jeunes hommes, l'un est fils de la gérante de la ferme, l'autre y travaille) nous accueillent pour nous mener au supermarché pour notre 1re épicerie. Puis, direction : la ferme !

MF et la gata (la chatte)
On s'installe à la ferme (Finca Granadilla Silvestre) près du village de Quizarra dans l'après-midi. (On vous montrera et parlera du site, une autre fois.) La chatte et les 3 chiens nous ont adopté dès le premier contact visuel et sont restés collés depuis. Ils sont très affectueux, mais bien élevés (surprenant étant donné la quantité de gardiens qui passent ici dans une année - chaque nouveau gardien reste environ 1 à 3 mois).
Ces charmantes bestioles nous aiment déjà (compréhensible) ;-)

en se berçant sus l'perron
La météo est fidèle à ce qu'on nous avait dit : soleil le matin, pluie l'après-midi. Ça devrait durer comme ça jusqu'à la fin novembre, quand la mousson cèdera la place à la saison touristique.
Les nuits sont juste assez fraîches (15 à 17·C) pour bien dormir, malgré l'humidité élevée. Durant la journée, lorsque le soleil se pointe le nez, ça peut monter à près de 30·C. Mais, le vent amène inévitablement les nuages et la pluie abondante en p.m. Ils s'accrochent aux montagnes à l'Est, et crèvent sur notre tête.

Les 2 gérants de la ferme sont super sympathiques, tout comme leurs 3 fils. Ils prennent bien soin de nous, nous apprennent quelques mots d'espagnol et nous montrent comment fonctionne la ferme.

À date, on adore l'endroit. Il n'y a aucune pollution sonore, que les bruits de la nature. Il n'y a aucune pollution visuelle, que la beauté de la verdure et le sourire de ma blonde (sic Luc).

On adore l'idée de n'avoir rien à faire, aucun horaire, que du temps à se consacrer. Au Lac Sauvage (La Sarre), on en avait un avant-goût, mais il nous restait quelques formalités (impôt, banque, courrier, changements d'adresse, ...) à compléter, de sorte qu'on ne se sentait pas à 100% à la retraite. Mais ici, n'ayant comme responsabilité qu'une chatte et trois chiens ... Bref, c'est la pura vida !


On vous souhaite une belle fin d'été et que du bon dans votre vie. Un automne pas trop froid, la santé et le bonheur en tout temps.

Nous sommes disponibles par Skype, mais donnez-nous rendez-vous avant afin qu'on ouvre l'ordi.

On vous invite aussi à nous suivre sur le facebook de Marie France : mf et luc

On vous aime super fort.
Luc et MF Xx

La qualité d'un homme ... - Jacques Brel

La qualité d'un homme se calcule à sa démesure: tentez, essayez, échouez même, ce sera votre réussite. - Jacques Brel

Hommage à La Sarre et aux lasarrois.
Petite ville du Nord-ouest québécois, là où il y a moins de 100 ans, les colons ont colonisé, les cultivateurs ont cultivé, les bâtisseurs ont bâti. Là où les gens n'ont eu peur de rien, si ce n'est de ne pouvoir affronter leurs peurs. Ils ont cru à un avenir. Ils ont eu raison, ils y vivent encore.
 
Petite ville animée par ses habitants, qui vit de l'exploitation de ses ressources naturelles et utilise les dons et habiletés de chacun de ses citoyens, du plus vieux au plus jeune - mineur ou forestier, professionnel ou ouvrier, retraité ou enfant de la petite école. Entre autre chose, la ville peut s'enorgueillir de posséder les plus jolis oriflammes que j'aie jamais vu - œuvres splendides par leur naïveté - la plupart m'ont semblé des œuvres d'enfants.
 
La Sarre est la ville qui a vu naître l'homme avec qui je partage ma vie. C'est pourquoi je vous en parle ici. Il peut être fier d'avoir vu le jour la-bas. Il peut aussi être fier de son père Gérald, un autre qui a voulu donner de sa passion à la ville.
Cet homme, fidèle à la lignée des bâtisseurs, et avec une équipe de travailleurs tous autant acharnés, a commencé une route pour mener l'Abitibi à la mer, au nord du pays. Ils ont eu à se battre contre les éléments, à composer avec la présence des arbres, rivières et collines,  et affronter d'innombrables dangers. Malgré les difficultés, ils ont toujours réussi à progresser. Cependant, une bataille politique se jouait aussi en parallèle. C'est là qu'ils ont échoué. Dommage pour eux, la route passera finalement par Amos.


Aujourd'hui, La Sarre se trouve quasiment au bout de la 393. Au-dela, c'est la forêt, les rivières et ultimement la Baie James. Mais il n'en demeure pas moins que malgré la distance, malgré les maringouins et les épinettes, malgré l'été trop court et l'hiver trop froid, les gens de LaSarre peuvent être fiers d'eux, ainsi que de tous les travailleurs qui ont eu et ont encore, à cœur le développement de leur place.
 
Merci La Sarre, merci monsieur Bussières, merci au magnifique accueil de tous vos gens.
 
Marie France xx
 
N.B. Pour en savoir plus long, cherchez les documents d'archives et le vidéo 'Mon pays, mes amours'.
P.S. Je leur devais bien ça avant de vous amener avec nous au Costa Rica !  À très bientôt