mercredi 8 janvier 2014

Passage obligé

7 janvier 2014: Départ de Cahuita à 8h du matin. Direction Sixaola et la frontière du Panama (comme toujours, les douanes m'énervent un peu même si je n'ai jamais rien à me reprocher. C'est quand même une autorité, et je ne peux la contourner). On prend le bus local, un gros 1.20$ chacun, ça commence ben.
 
Premier niveau de stress, sortir du Costa Rica. D'habitude, y a pas de soucis. Mais là, se présenter à la frontière du Costa Rica avec 2 passeports chacun, dont l'un est annulé mais dans lequel on a notre visa d'entrée... et le deuxième totalement pur. Hummm. Facile j'imagine. Me semble que c'est simple, et ils doivent gérer ça souventes fois. Y a qu'à puncher le vieux, c'est là que se trouve notre dernier droit d'entrée.
"Veulent partir du C.R? Parfait! Punchés sont arrivés, punchés sont partis, ciao y adios."
Bon, pis c'est ça qu'il a fait, ciao, adios.  Pas de sourire de la part du jeune agent, ça coute trop cher.
 
Pour entrer au Panama, ça pouvait être un peu plus crunchy. Là, on savait qu'on pouvait nous demander notre preuve de re-départ du pays... un billet d'avion, rien d'autre selon ce qu'on avait lu... euh, et nous n'en avons pas. Par contre on a un billet de bus pour partir du Costa Rica, de San Jose en direction du Nicaragua... hummm, pas pareil...
Ok, plan B: Si ils nous refusent, - ou on s'achète un billet d'avion (dans un café internet s'il y en a un) vers une quelconque destination, pis on l'annule après... Ouais ben du trouble... - ou on retourne au Costa Rica (avec notre preuve qu'on en répartira grâce à notre billet de bus - oui, au Costa, ils les acceptent) puis on part au Nicaragua et tant pis pour le Panama. Ce qui serait bien triste...
Mais bon, gardons la foi, et allons...
Tiens, ça me rappelle la blague où un homme a sa voiture prise dans la neige. Il voit une lumière tout au bout de la route, se dit "Allons demander une pelle". À mi-chemin, il rebrousse chemin, étant sûr qu'il n'y aurait personne à cette maison. Après qq temps, il se dit " Il y a surement quelqu'un. Allons." Après 3/4 du parcours, il vire de bord se disant "Ils n'auront de pelle." De retour à la voiture et après un autre temps d'attente inutile, il reprend confiance et décide de retourner vers la maison. Mais rendu près de la maison, le doute se ré-installe. "Ils ne voudront pas me la prêter!" Au moment de cogner il s'écrie" "Ah pis ta cr... de pelle, mets-toué-la où j'pense!  
Maisssssss non, on fera pas ça, n'ayez pas peur ;)
Frontière Sixaola-Guabito
Ok, on y va, et on verra ce que les douaniers vont en dire. C'est eux les boss après tout en cette matière. Ils tiendront la suite de notre journée entre leurs mains. Alors, sacs à dos bien attachés, c'est là qu'on traverse le pont, et la frontière par le fait même.
*1er arrêt, un soldat: "Pasaporte!"
Dac, on en présente 2 pour le prix d'un. Et notre plus beau sourire. Un peu long à comprendre d'abord, puis ok, ça passe. Identification photos réussie.
*2e arrêt: Dans une minuscule bicoque, une bonne dizaine de touristes, valises et sacs à dos inclus, sont agglutinés et s'entre-poussent pour atteindre les comptoirs. Je rappelle qu'on est au Panama, il est peut-être 10h, fait donc très chaud et humide... Un 1er agent, debout et à bout d'bras, nous donne tant bien que mal, le formulaire d'entrée (avec une grande case blanche pour y inscrire notre vol de retour - case qui dans notre cas, conservera comme vous vous en doutez, sa blancheur virginale). Mais le papier une fois remis, l'officiel ne relève pas la chose. Good!
Même bicoque, autre comptoir, un autre homme exige le paiement de notre droit d'entrée au pays, 3 $ (bizarre, c'était 1$ à l'autre poste frontalier - à Penas Blancas, celui qu'on allait quand on était à Ojochal - ah, autre poste, autres mœurs - on a remarqué que c'est souvent le cas, d'un poste à l'autre, d'un jour à l'autre, d'un client ou d'un travailleur à l'autre, les normes changent !)
3$ chacun donc? Ok. On paie, tout va bien.
Sortie de la minuscule cabane, on s'assure qu'on a tous nos morceaux ;), re-rencontre le soldat qui nous salue de la tête
. Adios!
*3e arrêt et dernier: "le comptoir aux étampes", le plus sollicité et convoité. Après avoir attendu derrière une longue file pour finalement s'apercevoir que ce n'est pas la bonne, un agent surveillant nous demande au préalable notre preuve de vol. On lui explique notre situation. Hummm, blocage. Par contre il s'amadoue bien vite avec notre billet de bus. Semblerait que ça va passer si on dit qu'on reviendra au Costa par l'autre frontière. Oui monsieur, tout ce que vous voulez.
On se présente enfin devant nos douaniers au comptoir, Luc devant l'une des agents, et moi devant l'homme, tous deux côte à côte, ou face à face, dans le sens que vous voulez :)
Remise des 2 passeports chacun.
Les agents cherchent nos étampes de sortie du Costa. "Voyez dans les vieux" qu'on leur dit.
"Ah non, ça doit être dans les nouveaux. Vous devez retourner au Costa Rica pour cette etampe dans le BON passeport" disent-ils, clairement, mais aussi très gentiment.
"Crotte, et on doit donc reprendre le pont? "
"Oui m'sieur dame! Mais au retour, ne faites pas la file, revenez directement au comptoir".
Fa qu'on se remet les sacs à dos sur le dos, pis on reprend le pont! Avec tout ça, le soleil s'est relevé vers son zénith, et le thermomètre en a fait tout autant! Fait chaud! Mais faut s'qui faut. On a-tu l'choix ?
En repassant devant le soldat, faut lui expliquer notre retour devant lui. Et lui expliquer que dans 10-15 minutes, on reviendra. Dac. Pas jaseux, mais très compréhensif.
Ré - entrée au poste du Costa, on décide de ne pas faire la file. Non mais, c'est l'erreur du douanier quand même. Il aurait dû savoir! Ok, ça passe encore! Ça se fait vite. Cool.
De retour sur le pont. Pendant qu'on sue sous nos sacs, des enfants se baignent dans la rivière. Les chanceux insouciants :) De l'autre côté, le soldat est là. Ne nous regarde même plus. Dommage, j'étais pour lui offrir un café! ;)
Et de retour aussi devant le comptoir de nos 2 douaniers, avec la bonne mention de sortie du Costa Rica dans le bon passeport. Bang et bang, nos deux étampes et deux superbes sourires nous souhaitent un très bon voyage. Aucune mention de notre vol de retour ou quoique ce soit à ce sujet.
Ben coudonc.
Dans le fond, Luc et moi, on est deux grands chanceux! Comme ces enfants dans la rivière. On a eu chaud, et maintenant on est heureux.
MF :)
L'italique aurait dû se lire en espagnol, mais j'ai voulu vous aider ;)

2 commentaires:

  1. Wow quel zigzaggage costa-panamien !!
    Le principal est que touèbienkifinibien...
    et ke vous soyez heureux !!
    Gros bizzzzzoux !!
    xxxx

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    1. Oui comme tu dis, ben du zigzaggage pis du zigonnage, mais finalement, on a réussi à entrer au Panama, facilement malgré tout. On en est bien contents, ça aurait été dommage de revenir sur nos pas.
      Vraiment, comme toujours, on a la crotte collée aux fesses!
      ;)

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MF et Luc, gardiens de maisons / homesitters / cuidadores de casas