lundi 18 février 2013

Comme des enfants

Le bonheur ne se définit pas par un grand calme, mais plutôt par la sensation d'être terriblement vivant. - Tara Depre
 
On les cherchait, on les traquait, on essayait de les débusquer, de les faire sortir de leur retraite, tentant de les attirer par notre seule pensée et notre immense volonté de les admirer.
Ils étaient rares à se faire voir, peureux sans doute, demeurant très loin de nous, préférant leurs jeux à notre désir de les voir s'ébrouer. Non, nous vertébrés marchant et parlant, on ne les intéressait pas. C'est connu, les seuls vertébrés qu'ils connaissent vraiment n'ont pas de jambes et ne font que chanter et séduire les marins (*).
On était sur le point d'abandonner, de laisser là nos attentes et respecter leur timidité quand ils ont cédé à nos avances, à nos prières. En fait, ils ont plié devant les manifestations bien involontaires de notre embarcation sur le point de changer de direction... on faisait des vagues. Et ils adorent ça. Alors comme des enfants qui sautent sur leur trempoline, ils se sont mis à jouer à saute-mouton. C'est à qui sauterait le plus haut, à nager plus vite que les autres, à suivre et tenir le plus longtemps ce rythme endiablé. Fous comme de jeunes chiens. On les voyait presque rire de ce plaisir enfantin de jouer dans l'eau avec les copains. Ils étaient peut-être une vingtaine... ou plus?
Décidément, même quelques minutes à admirer ces animaux marins, cela valait les 2 heures de bateau pour les rejoindre. Magnifiques dauphins.

MF xx
 
(*) Vous aurez saisi l'allusion aux sirènes, ces êtres qui ne peuvent marcher mais chantent pour attirer les marins

3 commentaires:

  1. WOW !! T'en as vu... cé capoté !!
    Je trippe... suis ben contante !!
    Bizzzzoux à toi et Luc !!
    T'M

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    1. J'ai eu un peu le mal de mer, la promenade était longue, on a attendu pas mal longtemps avant que le pilote du bateau décide qu'on s'en retournerait bredouilles... puis tout à coup, ils étaient là ! On n'en a pas vu beaucoup, mais ça valait vraiment la peine. J'étais comme eux jouant dans l'eau, une enfant à les regarder. :-)

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  2. C'est jamais pareil. Parait qu'il y a certains jours où ils sont partout, et d'autres où ils n'apparaissent pas du tout... On a été chanceux finalement :-)

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MF et Luc, gardiens de maisons / homesitters / cuidadores de casas